La Convention Collective de travail de la vente laminée par le patronat!

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Par 14juin2011-ge, 30 avril 2011

Une pétition est lancée.

Le 14 juin 2011 : solidarité avec le personnel de vente de 11h45 à 13h00. Grand pique-nique revendicatif devant Planète Charmille pour une CCT forte dans la vente. Rendez-vous Promenade de l’Europe 11.

Fin juin, la Convention collective genevoise du personnel de vente arrive à échéance et le patronat n’est pas disposé à resigner ce texte pourtant indispensable. Par cette décision, les associations patronales du commerce de détail détruisent 10 ans de partenariat social et ouvrent grand la porte aux pires abus dans ce secteur particulièrement féminisé. Rappelons que l’extension des horaires des magasins a été refusée en votation populaire. Aujourd’hui, c’est au personnel de la vente qu’elles s’en prennent.

Plus de salaire minimum obligatoire, plus d’horaire plafonné à 42h par semaine, plus de perte de gain maladie ni de semaine limitée à 5 jours de travail. La sous-enchère salariale, le travail sur appel et les autres formes d’exploitation peuvent reprendre le terrain !

Deux faits sont à l’origine du vide conventionnel annoncé : d’une part, les associations patronales continuent à conditionner leur signature à une prolongation des horaires des magasins et d’autre part, ces mêmes associations ne réunissent pas le nombre de signataires nécessaires à l’extension de la Convention collective. En effet, pour que la Convention
collective Cadre continue à faire office de loi dans tous les commerces du canton, ce sont au moins 550 entreprises (1er quorum) représentant la majorité des salarié-e-s (2ème quorum) qui doivent volontairement s’y soumettre.

Or, nous sommes aujourd’hui très loin de ces deux quorums. Il est dans ce contexte complètement aberrant de la part des employeurs de continuer à exiger des prolongations horaires alors qu’aucune protection des conditions de travail ou contrepartie ne pourrait être inscrite dans une convention s’appliquant à l’ensemble du personnel.

Le secteur de la vente à Genève se retrouve donc au 1er juillet sans convention de force obligatoire et donc livré non seulement au dumping salarial mais également à une flexibilisation et une précarisation des conditions de travail. Face à cette situation particulièrement préoccupante, les syndicats ont réitéré leur position: ils demandent aux signataires actuels de la CCT cadre de renouveler leur signature sans condition. Ceci aurait
comme conséquence de permettre une extension facilitée de la Convention collective Cadre. Cette solution n’est de loin pas la panacée car lors d’une extension facilitée (faute de signataires assez nombreux) seules les dispositions sur les salaires minimums et le plafonnement horaire à 42h s’appliqueraient dans tous les magasins. Il s’agit là d’un moindre
mal, mais à terme, les négociations avec l’ensemble des partenaires doivent reprendre afin de permettre le maintien d’une Convention collective étendue dans ce secteur.

Pour l’heure, afin d’alerter les autorités et de faire pression sur le patronat, les syndicats SIT et Unia lancent une pétition exigeant des commerçants qu’ils revoient leur position. Vous pouvez trouver la pétition sur le site Internet des syndicats pour la faire circuler dans votre entourage: Soyons solidaires jusqu’au bout avec le personnel de la vente, exigeons ensemble une convention collective forte et durable dans ce secteur.

Valérie Balleys/Valérie Buchs

Téléchargez la pétition Sit Unia CCT Cadre en format pdf

Santé !

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Par 14juin2011-ge, 29 avril 2011

Aujourd’hui comme hier les femmes sont engagées dans un processus de réappropriation de leurs corps.
Elles ont le droit à des informations détaillées et complètes des avantages et inconvénients de chaque méthode, qu’il s’agisse de contraception ou de traitements.
Elles ne se laissent pas dicter leurs choix par leurs médecins, compagnons, parents ou responsables religieux.
Elles ont droit à une eau propre, non seulement bactériologiquement mais aussi chimiquement, ainsi qu’à l’accès à des aliments bon marché et exempts de fongicides, pesticides, antibiotiques, additifs alimentaires plus ou moins nocifs …

Elles sont résolument :
- pour le droit à l’avortement libre et gratuit
- donc pour que l’avortement continue à être remboursé par les caisses maladies (contre l’initiative UDC)
- pour un accès aux contraceptifs et pilules du lendemain sans culpabilisation par le personnel de santé (pharmacien-ne-s, soignant-e-s)
- pour un meilleur accès des femmes aux soins de qualité, contre la médecine à deux vitesses. Les services de santé ne doivent pas être soumis exclusivement à la logique des marchés
- pour que la prévention primaire du cancer du sein reçoive le même soutien financier de l’Etat que le dépistage, appelé à tort prévention
- pour mieux connaître les cofacteurs qui expliquent pourquoi le cancer du sein* continue à augmenter d’une façon alarmante chez les femmes de moins de 40 ans, l’état doit soutenir les recherches et mettre en œuvre les actions qui en découlent, tout ne dépend pas de comportements individuels.

Sites et sources :

La 11ème Rencontre Internationale Femmes et Santé aura lieu à Bruxelles en sept. 2011
www.11RIFS.org

Des ouvrages de bases sur la santé des femmes
www.mamamelis.com

Association Savoir Patient et le Réseau sur le cancer du sein
www.savoirpatient.ch

Annie Sasco, épidémiologiste sur le cancer du sein, Le Monde du 2 avril 2008

*c’est aussi valable pour les autres tumeurs hormono-dépendantes, la baisse de la qualité du sperme et donc une bonne partie des problèmes de fertilité d’aujourd’hui.

Les vieilles dames indignes

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Par 14juin2011-ge, 28 avril 2011

Nous étions actives le 14 juin 1991, nous avons pris de l’âge, mais nous sommes et serons toujours actives!

Il y a  20 ans, les femmes ont fait grève et manifesté partout en Suisse avec force, enthousiasme et imagination, pour protester contre les injustices et les inégalités de la société à leur égard. Nous en étions !  L’article 4 de la Constitution, accepté en votation populaire le 14 juin 1981, stipule que

« L’homme et la femme sont égaux en droits. La loi pourvoit à l’égalité en particulier dans les domaines de la famille, de l’instruction et du travail. Les hommes et les femmes ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. »

Mais la Loi sur l’égalité était toujours en chantier et avançait avec la lenteur de l’escargot.

En 1991, les femmes ont dénoncé l’absence de volonté politique et exigé notamment l’égalité des salaires, l’élimination des discriminations dans la formation et la vie professionnelle ainsi que dans la sécurité sociale, l’interdiction du travail de nuit et du dimanche, sauf là où il est indispensable, notamment dans les hôpitaux, l’augmentation du nombre des structures d’accueil pour les petits enfants,  le partage équitable des tâches domestiques et l’élimination de toutes les formes de violence sexiste sur les lieux de travail, dans la famille et dans la société.

Vingt ans plus tard, quelques-unes de nos revendications ont été satisfaites. Globalement par contre, la situation sociale, en particulier chez les femmes, se dégrade au lieu de s’améliorer.  Il nous est encore plus difficile de lutter qu’en 1991, la mondialisation et le néo-libéralisme financier se sont imposés et provoquent des crises dont les populations payent le prix fort tant dans les pays pauvres que dans les pays riches. La pauvreté s’étend en Europe, et ni la Suisse ni Genève ne sont épargnées.  Partout, les femmes sont les premières à être frappées par la précarité. Le pouvoir est devenu diffus, multinational et impersonnel.  L’individualisme et le consumérisme découragent et dévalorisent les actions collectives.

Les associations militantes issues des luttes féministes sont désormais subventionnées par l’Etat et les communes. Elles ont ainsi obtenu une stabilité et des ressources indispensables, mais la garantie de leurs prestations leur impose des charges bureaucratiques pesantes et les soumet à un contrôle de leurs activités et de leurs orientations qui limite leur indépendance. Petit à petit l’aspect autonome et militant du mouvement des femmes disparaît, comme si le courant féministe était récupéré, lui aussi.

Nous nous inquiétons tout particulièrement de l’accentuation des stéréotypes parmi les jeunes, de la sexualisation à outrance imposée dans la mode et la publicité notamment, de la violence qui règne parfois dans les rapports entre jeunes garçons et jeunes filles.

Le mépris des femmes, le sexisme engendrent des violences, ils sont diffus, propagés par des entités multiples, imprécises et inaccessibles, tels les médias, la publicité, les vidéos, les nouvelles technologies… qu’une grande partie de la population supporte sans esprit critique (lorsqu’elle n’y adhère pas). Les médias alternatifs, qui présentent une autre image du monde, sont rares et manquent  de moyens.  Nous estimons prioritaires toutes les formes de résistance aux idéologies réactionnaires et machistes.

Avec la Marche mondiale des femmes, nous dénonçons la dégradation du climat, les effets de l’exploitation sans limites des ressources naturelles et l’industrialisation de l’agriculture. Les femmes sont très sensibles aux absurdités du marché alimentaire: les grandes surfaces vendent des oignons de Nouvelle-Zélande, des fruits d’Afrique du Sud, du persil d’Israël et des haricots (bio!) de Chine, tandis que dans le monde entier les populations paysannes n’arrivent plus à vivre du produit de leur travail… Nous revendiquons la souveraineté alimentaire, soit des produits agricoles de proximité !

Petit bilan en raccourci

Le droit à l’avortement, gagné. L’assurance maternité – minimale -, gagnée. L’accès à la formation, au travail, à la carrière gagne du terrain.  La création artistique des femmes gagne en visibilité.  Les violences et les humiliations subies par les femmes sont dénoncées publiquement… sans disparaître pour autant. De nombreuses crèches se construisent, mais les places manquent encore.

Le salaire égal est loin d’être atteint – dans le secteur privé surtout. La protection contre le harcèlement sexuel ou sexiste sur les lieux de travail est gagnée sur le papier mais pas dans les faits. Les préjugés sexistes dans l’éducation et le monde du travail demeurent. La sensibilisation aux mécanismes de discrimination n’est toujours pas introduite dans la formation des enseignantes et enseignants. Le partage des tâches à la maison stagne. La faible implication des hommes dans le travail domestique, conjugué à l’organisation capitaliste et patriarcale de la société, fait que trop souvent ce sont des femmes étrangères, avec ou sans statut légal, toujours en situation précaire, qui assument le travail domestique et pallient le manque de crèches et d’établissements médico-sociaux (EMS).

L’âge de la retraite des femmes a passé de 62 ans à 63 ans en 2001 et à 64 ans en 2005. Les économies de l’AVS continuent à se faire sur le dos des femmes.

Nous avons des choses à dire le 14 juin 2011 sur :

Les retraites

Nous voulons des rentes AVS et de prévoyance professionnelle qui assurent un niveau de vie digne. Les bas salaires, les périodes de chômage, les interruptions de l’activité professionnelle et le recours au temps partiel ont pour conséquence que les femmes disposent de revenus insuffisants lorsqu’elles atteignent l’âge de la retraite.

De plus, lorsqu’elles ont des enfants, de nombreuses  femmes quittent leur emploi ou diminuent leur horaire de travail. Mais quelle que soit leur situation, les femmes touchent des salaires inférieurs à ceux de leurs collègues masculins.

Le système de la prévoyance professionnelle s’avère chaque jour plus cher et plus incertain. Tandis que la part des cotisations augmente, le montant des pensions diminue. Des capitaux gigantesques s’accumulent pour être mis à disposition des investisseurs et des spéculateurs. De nombreuses femmes ne cotisent pas au deuxième pilier en raison de la faiblesse de leur salaire ou, si elles y sont soumises, elles subissent des ponctions très importantes sur leur revenu pendant leurs années d’activité professionnelle et se retrouvent à la retraite avec une rente dont les montants sont trop faibles et de surcroît non garantis. A noter que ce sera le cas pour beaucoup de salariés hommes dont le parcours professionnel a été marqué par des interruptions, des petits boulots et des bas salaires.

Enfin, au prétexte de mettre femmes et hommes sur pied d’égalité, le Conseil fédéral a le projet  de faire passer l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. C’est un scandale !

Le logement

A l’heure actuelle, se loger correctement est devenu quasiment impossible pour les personnes disposant de revenus modestes, et tout particulièrement pour les retraitées. Il devrait être possible de quitter un appartement devenu trop grand pour s’installer dans un logement plus petit à un loyer  moins élevé.

Nous souhaitons le développement de solutions alternatives permettant aux personnes âgées de vivre  en appartement  indépendant et sécurisé ou en logement de type communautaire. La segmentation par catégories d’âge n’est ni désirable, ni obligatoire. Nous sommes en faveur  de programmes de construction qui favorisent un habitat mixte partagé par toutes les générations.

Nous voulons aussi l’augmentation du nombre de places dans les EMS, avec du personnel qualifié et travaillant dans de bonnes conditions.

Féministes toujours !

Nous, vieilles dames indignes à la retraite, voulons rester actives et intégrées tout au long de notre vie. Nous refusons d’être discriminées quand nous vieillissons. Nous voulons continuer à nous informer, à nous  former,  à bouger, à partager nos expériences et nos émotions, à faire des rencontres avec des gens de tous âges et de toutes cultures. Bref, nous voulons vivre pleinement jusqu’à notre dernier souffle!

Nous voulons participer activement, dans la mesure de nos forces, à la construction d’un monde plus juste pour les générations qui nous suivent et soutenir la  créativité, la solidarité et les luttes communes.

Rejoignez-nous le 14 juin, journée d’actions et de revendications dans toute la Suisse !

A Genève, rendez-vous pour la manifestation à 17h30, zone piétonne du Mont-Blanc, derrière notre banderole :

Les Vieilles Dames Indignes

personnes sans statut

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Par 14juin2011-ge, 4 avril 2011

En 2011…

la régularisation collective des personnes sans statut légal dont la plupart travaillent dans les soins aux personnes âgées, la garde des enfants, le nettoyage, le ménage

Pour une véritable politique d’accueil de la Petite enfance

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Par 14juin2011-ge, 8 mars 2011

L’initiative populaire cantonale « Pour une véritable politique d’accueil de la Petite enfance » est née en juin 2009.

Pendant quatre mois, la grossesse s’est déroulée sans accroc majeur et a donné le jour, le 22 juin 2009, à ce gros bébé pesant 14’804 signatures !

Pour plus d’informations, visiter: http://www.initiative-petite-enfance.org

Objectifs de l’initiative

  • Inscrire dans la constitution la nécessité de répondre aux besoins de places d’accueil pour les enfants en âge préscolaire. Actuellement la constitution est muette sur la petite enfance !
  • Inscrire clairement la répartition des tâches communales et cantonales concernant l’accueil d’enfants en âge préscolaire. C’est aux communes de prévoir, après analyse, un nombre suffisant et adéquat de places : crèches, jardins d’enfants, «mamans» ou «papas» de jour. L’État continuera à exercer le contrôle des normes d’encadrement, de sécurité et le cas échéant, rappellera à son devoir une commune qui n’aurait pas créé de places en suffisance.

Avantages de l’initiative

  • Créer un droit à une place d’accueil de jour
  • Créer une obligation pour les communes de répondre aux besoins des familles de manière adéquate
  • Donner aux parents un réel choix de modes de garde
  • Mieux concilier vie familiale et professionnelle
  • Consacrer une réelle égalité entre femme et homme
  • Favoriser le développement des enfants par un mode de garde stable et professionnel
  • Permettre aux parents et aux enfants de s’intégrer dans leur quartier
  • Créer des places de travail.

Financement

Le financement sera assuré par les communes, qui bénéficient pour la plupart d’une situation financière saine ; pour les autres, la nouvelle péréquation financière intercommunale prévoit une aide à l’attention des communes moins aisées. Celles qui le souhaitent pourront se regrouper pour mener ensemble un projet.

Mais l’accueil des enfants en âge préscolaire, ce n’est pas seulement un coût financier, c’est surtout un gain. En effet, une étude de la Conférence latine des déléguées à l’égalité a démontré que l’accueil de jour est rentable, c’est au contraire son absence qui coûte. Pour un franc investi dans ce secteur, en moyenne trois francs reviennent aux résidents du canton et un franc aux collectivités publiques (communes, Etat).

Initiative salaire minimum

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Par 14juin2011-ge, 7 mars 2011

Halte au dumping salarial !

  • Pas de salaire inférieur à 4000 francs !
  • De meilleurs salaires pour toutes et tous !
  • Signez l’initiative fédérale pour le salaire minimum !

Initiative salaire minimum (pdf)

Le 14 juin 2011, mobilisons-nous!

Par 14juin2011-ge, 5 mars 2011

TOUTES LES PHOTOS DES ACTIONS EN DIRECT SUR LA PAGE FACEBOOK DU COLLECTIF GENEVE…

Le 14 juin, c’est…

1981: l’introduction de l’article constitutionnel sur l’égalité entre femmes et hommes;
1991: la grève des femmes, ½ million de femmes en Suisse se mobilisaient pour dénoncer les inégalités et l’absence de mesures concrètes.

…et en 2011 les inégalités demeurent!

Une Journée d’actions et de revendications pour l’égalité femme-homme dans les faits a mobilisé plusieurs dizaines de millieurs de personnes en Suisse. A Genève, des dizaines d’actions ont eu lieu dès 6h30 du matin dans divers lieux et milieux. Ce sont environ 2’500 personnes qui se sont jointes à la manifestation de 17h30. Plusieurs centaines d’autres ont rejoint le Collectif pour la soirée festive au Parc des Bastions.

Couleur de ralliement : violet-fuschia

Matériel disponible

Retrouvez sur ce site le programme d’actions de la Journée du 14 juin 2011 à Genève, nos revendications, l’historique du mouvement et les groupements engagés dans la préparation de la Journée.  Des actions sont prévues dans toute la Suisse, pour en savoir plus, visitez le site du collectif national.

 

 

 

 

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