crèches

En 1991

SOS Crèches

Les femmes revendiquaient:

  • des lieux d’accueil pour les enfants d’âge préscolaire en nombre suffisant, de qualité et à des prix accessibles;
  • des horaires scolaires adéquats tenant compte de l’organisation des familles.

En 2011 les femmes revendiquent…

  • la création en suffisance de places d’accueil de qualité pour les enfants d’âge préscolaire et scolaire.

Un enfant, une place!

La pénurie de structures d’accueil extrafamilial des enfants, l’insuffisance de structures de jour et de soins à domicile pour la prise en charge des personnes âgées ou dépendantes, l’absence d’école à horaire continu et d’horaires blocs, révèle des choix politiques en contradiction flagrante avec les besoins de la population. Les réponses néo-libérales apportées à la crise économique et financière frappent plus durement les femmes et sont facteurs d’inégalités lorsqu’elles démantèlent les services publics, empêchent la création d’emplois utiles et le développement d’infrastructures essentielles. La loi sur les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil familial à la journée (J 6 29) est systématiquement attaquée par la droite majoritaire au Grand Conseil, dans le but d’économiser sur la qualité de l’accueil et de rogner sur la masse salariale. Pire, elle ne prévoit toujours pas l’obligation pour les communes, dont c’est la tâche, de répondre aux besoins.

L’initiative 143 veut créer le droit à une place d’accueil. Déposée au Grand Conseil en juin 2009, elle attend toujours d’être soumise en votation populaire.

Initiative « Pour une véritable politique d’accueil de la Petite enfance »

L’initiative populaire cantonale « Pour une véritable politique d’accueil de la Petite enfance » est née en juin 2009. Pendant quatre mois, la grossesse s’est déroulée sans accroc majeur et a donné le jour, le 22 juin 2009, à ce gros bébé pesant 14’804 signatures !

Pour plus d’informations, visiter: http://www.initiative-petite-enfance.org

Objectifs de l’initiative
  • Inscrire dans la constitution la nécessité de répondre aux besoins de places d’accueil pour les enfants en âge préscolaire. Actuellement la constitution est muette sur la petite enfance !
  • Inscrire clairement la répartition des tâches communales et cantonales concernant l’accueil d’enfants en âge préscolaire. C’est aux communes de prévoir, après analyse, un nombre suffisant et adéquat de places : crèches, jardins d’enfants, «mamans» ou «papas» de jour. L’État continuera à exercer le contrôle des normes d’encadrement, de sécurité et le cas échéant, rappellera à son devoir une commune qui n’aurait pas créé de places en suffisance.
Avantages de l’initiative
  • Créer un droit à une place d’accueil de jour
  • Créer une obligation pour les communes de répondre aux besoins des familles de manière adéquate
  • Donner aux parents un réel choix de modes de garde
  • Mieux concilier vie familiale et professionnelle
  • Consacrer une réelle égalité entre femme et homme
  • Favoriser le développement des enfants par un mode de garde stable et professionnel
  • Permettre aux parents et aux enfants de s’intégrer dans leur quartier
  • Créer des places de travail.
Financement

Le financement sera assuré par les communes, qui bénéficient pour la plupart d’une situation financière saine ; pour les autres, la nouvelle péréquation financière intercommunale prévoit une aide à l’attention des communes moins aisées. Celles qui le souhaitent pourront se regrouper pour mener ensemble un projet.

Mais l’accueil des enfants en âge préscolaire, ce n’est pas seulement un coût financier, c’est surtout un gain. En effet, une étude de la Conférence latine des déléguées à l’égalité a démontré que l’accueil de jour est rentable, c’est au contraire son absence qui coûte. Pour un franc investi dans ce secteur, en moyenne trois francs reviennent aux résidents du canton et un franc aux collectivités publiques (communes, Etat).

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