démocratie

En 1991

La démocratie bafouée

Les femmes revendiquaient:

  • l’application de la Constitution à l’égalité des droits dans la réalité!

 

En 2011 les femmes revendiquent…

  • le contrôle de l’application de la loi sur l’égalité (LEg) ;
  • l’égalité politique et la parité sur les listes électorales.

Contrôler l’application de la loi sur l’égalité

La loi sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg) en vigueur depuis 1986 ne suffit pas à éradiquer les inégalités salariales. C’est surtout dans le secteur public que des plaintes pour discrimination salariale ont pu aboutir au paiement d’arriérés de salaire. A cause du manque de transparence des salaires et de la peur du licenciement, les procédures devant les tribunaux sont plus rares dans le secteur privé où pourtant les inégalités de salaires entre femmes et hommes sont les plus fortes. Faire reconnaître un harcèlement sexuel ou une discrimination à l’embauche s’avère très difficile. La récente abrogation par le Grand Conseil genevois de la loi d’application de la LEg ne fera que compliquer les choses.  Traiter la discrimination salariale au cas par cas ne suffit plus. L’absence de contrôle des entreprises voulue par les Chambres fédérales empêche de contrer efficacement les discriminations.

Le collectif revendique de doter les autorités publiques de compétences d’investigation et d’intervention dans les entreprises pour faire appliquer la loi. D’autres pays connaissent un tel dispositif (Irlande, Royaume-Uni, Suède, Canada), pourquoi pas la Suisse ?

Egalité et politique

28 femmes sur 100 sièges au Grand Conseil genevois ; 33% de femmes en moyenne dans les communes genevoises. Les femmes demeurent largement sous-représentées. Le collectif revendique l’égalité politique et la parité sur les listes électorales. Dans la sphère politique, les enjeux pour l’égalité homme-femme sont difficilement portés et les décisions politiques tendent à renforcer les inégalités. Alors qu’une majorité de l’assemblée constituante genevoise souhaitait enlever l’article sur l’égalité homme-femme sous prétexte que cela n’était plus d’actualité, une majorité au Grand Conseil tend à instaurer un salaire parental qui, à l’inverse du congé parental, précarise le parent qui choisirait de rester à la maison en niant qu’il s’agit à 80% de femmes et remet en cause la politique en faveur des structures d’accueil de la petite enfance. Le collectif revendique une véritable politique en faveur de l’égalité homme-femme répondant aux besoins exprimés dans nos revendications et un soutien accru aux organismes publics et associatifs agissant dans ce domaine.

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