partage des tâches

En 1991

Un partage inégale des tâches à la maison

Les femmes revendiquaient:

  • une transformation importante des mentalités;
  • un temps partiel accessible aux hommes et aux femmes;
  • une réduction générale du temps de travail;
  • un partage équitable des tâches ménagères et familiales.

 

En 2011 les femmes revendiquent…

  • le partage des tâches domestiques, éducatives et de soin;
  • une nouvelle articulation des temps sociaux, professionnels et familiaux s’impose.

 

Le partage des tâches domestiques, éducatives et de soin

L’égalité dans les faits, c’est aussi l’égalité dans le foyer. A Genève, 6 femmes sur dix effectuent la majorité des tâches ménagères dans le couple et 7 femmes sur dix quand il y a des enfants. Dans les tâches éducatives, les hommes privilégient les temps consacrés aux jeux ou aux devoirs alors que les femmes s’occupent de la nourriture, de l’hygiène, des soins. Pour partager les tâches de manière égalitaire, un travail sur les représentations sociales est nécessaire et notamment auprès des enfants dès leur plus jeune âge. Afin que père et mère puissent prendre leur place et ainsi favoriser le partage des responsabilités et des tâches, il est essentiel de créer et développer le congé paternité et le congé parental partagé. L’initiative parlementaire genevoise, pour permettre aux cantons d’introduire un congé parental de 24 semaines, vient d’être refusée en mars dernier par les Chambres fédérales. La majorité de la Constituante, ainsi qu’une récente motion au Grand Conseil, propose maintenant d’introduire un « salaire parental », qui n’est rien d’autre qu’un levier pour un retour des femmes au foyer avec un soutien bon marché de l’Etat à ce modèle traditionnel de la famille.

 

Une nouvelle articulation des temps sociaux, professionnels et familiaux s’impose

Si la participation des femmes à la vie active a considérablement augmenté au fil des années, 79% d’entre elles choissent toujours un travail à temps partiel. C’est qu’elles assument l’essentiel du travail gratuit, soit l’équivalent de 250 milliards de francs par an. En d’autres termes, si 6,7 milliards d’heures sont rétribuées sur le marché du travail, 8 milliards d’heures sont fournies gratuitement par les femmes. Le partage inéquitable des tâches éducatives, domestiques et de soins entre femmes et hommes provoque des interruptions de carrière, cantonnent les femmes dans les formes les plus précaires d’emploi comme le travail sur appel, le travail temporaire, le temps partiel contraint, les contrats à durée déterminée, notamment. Elles ont par conséquent de moins bonnes conditions de travail, de possibilité de formation continue et d’expérience. Si les femmes disposent d’une meilleure formation qu’auparavant, elles se heurtent encore au « plafond de verre ».

Les syndicats et autres membres du collectif luttent pour une politique active de promotion des femmes dans tous les métiers et à tous les niveaux de responsabilité. Ils s’opposent au travail sur appel et veulent soumettre le travail temporaire aux conditions de travail des emplois fixes.

 

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