sécurité sociale

En 1991

Sécurité sociale: des discriminations injustifiables!

Les femmes revendiquaient:

  • la reconnaissance des années consacrées à l’éducation des enfants et  à l’aide sociale bénévole (ex. prise en charge des personnes âgées);
  • une rente AVS indépendante de l’état matrimonial;
  • un congé parental payé d’une année à choix pour la mère ou pour le père;
  • un congé maternité de 16 semaines (payé);
  • un congé parental payé d’une année à choix  pour la mère ou pour le père;
  • des allocations pour enfants indépendamment de l’activité professionnelle;
  • la révision du droit fiscal: l’imposition additionnée des revenus des époux conduit à une aggravation de la progression et de la taxation, ce qui n’encourage guère les femmes à exercer une activité professionnelle.

En 2011 les femmes revendiquent…

  • une révision non discriminante de l’AVS pour les femmes, une redéfinition de la prévoyance professionnelle, solidaire, permettant une vie digne pour toutes et tous ;
  • le congé paternité et le congé parental.

 

Pour un système de retraite solidaire

La voie empruntée jusqu’ici – la réduction individuelle du temps de travail – pénalise les femmes, en particulier dans leur droit à une retraite décente. Les assurances sociales sont toujours sources de nombreuses discriminations, car elles sont encore conçues sur le modèle « masculin » d’un travail professionnel à plein temps sans interruption de carrière, ce qui plonge nombre de femmes dans la pauvreté et la dépendance économique. 28% des femmes activent ne disposent d’aucune prévoyance professionnelle car leur salaire est trop bas. Ce qui est le cas de 8,6% des hommes seulement. Si l’on tient compte des femmes sans activité professionnelle, une sur deux n’a pas de deuxième pilier. Le parcours professionnel « atypique » des femmes, le nombre élevé de divorces et une prévoyance professionnelle basée sur un système de capitalisation contraignent de nombreuses femmes à poursuivre une activité professionnelle au-delà de l’âge légal de la retraite.

Le collectif revendique une révision de l’AVS non discriminante pour les femmes et une redéfinition de la prévoyance professionnelle, sur le modèle de la répartition et de la solidarité, pour garantir des rentes permettant une vie digne pour toutes et tous.


Instaurons le congé parental

Une grossesse est souvent source de pression de la part des employeurs et cause de licenciement au retour du congé maternité. Les congés, pourtant prévus par la loi sur le travail pour soigner les enfants et les proches dépendants, sont rarement accordés aux femmes et pratiquement jamais sollicités par les hommes. Lors d’une naissance, le congé paternité ne dépasse guère que quelques jours, alors que de plus en plus de pères souhaitent s’occuper de leur enfant. L’instauration de l’assurance maternité genevoise, puis fédérale, a constitué une amélioration bien que modérée et incomplète au regard des dispositions existantes en Europe. L’initiative parlementaire genevoise, pour permettre aux cantons d’introduire un congé parental de 24 semaines, vient d’être refusée en mars dernier par les Chambres fédérales. La majorité de la Constituante, ainsi qu’une récente motion au Grand Conseil, propose maintenant d’introduire un « salaire parental », qui n’est rien d’autre qu’un levier pour un retour des femmes au foyer avec un soutien bon marché de l’Etat à ce modèle traditionnel de la famille !

Au contraire, le collectif s’oppose à ce retour à peine déguisé des femmes à la maison. Il préconise, sur le modèle de l’assurance maternité, l’instauration d’un véritable congé parental rémunéré à partager obligatoirement entre le père et la mère, ce qui évite des interruptions pénalisantes de carrière.

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